Vendredi 13 novembre 2009

S'asseoir, allumer l'ordi, tiens c'est vendredi. Poisson. Jour. Mot. Rue. Jeu.

Lire les mails, en écrire, raconter deux ou trois conneries, lancer des invitations. Pêcher en ligne.

Commencer la liste des courses et regarder l'aspirateur du coin de l'oeil. " Tu pourrais pas te débrouiller tout seul pour une fois ? "

Noter papier d'alu, carottes, pâte brisée, colle. Une éponge qui gratte. Spontexement.

S'octroyer un petit moment pour bloguer. Aller chez les voisins, lire, rire, sourire, comme hantée. Être à l'écoute de l'envie qui titille et de la perceuse qui vrille. Le voisin a pris une RTT. Récupération pour Travaux à Terminer.

S'identifier chez Over-Blog. Cliquer sur " Ecrire un nouvel article " regarder la page blanche qui s'affiche. Rajouter Kleenex sur la liste.

Commencer à écrire un post sur une soirée lingerie. Principe de la réunion Tupperware sauf que ce ne sont pas des boîtes mais des culottes. Les deux lavables en machine. Pas les mêmes. Bien sûr. Dentelles, balconnets, frou-frous, devant, derrière.

S'interroger. Ça intéresse qui de savoir que j'ai acheté une nuisette avec un noeud-noeud rose ? En Vichy. Modèle Bardot. Hein Brigitte ?


Plutôt écrire un post sérieux, argumenté, réflexionné. Dire que j'ai écouté Badinter ce matin sur Inter et que décidément cet homme là est grand. Mais ça je sais pas faire. Trop légère, pas assez grave. Réfractaire au  rigoureux au sérieux. Accueillante à l'un prévu, l'autre pas. Laisser aller et valser. Avec Bachir ou PP.

Se lever, appuyer sur " eject ", loader Lisa Ekdahl et tourner sept fois ses oreilles dans la pièce pour bien ramasser toutes les notes. Reprendre la rédaction du billet, relire, pâlir. Mais c'est trop mauvais. Ni rime, ni raison. Du bouillon. Noter Kub Or sur la liste.



Se souvenir que c'est la Saint Brice. Retirer la casserole hors du feu. Se souvenir que c'est la journée mondiale de la gentillesse. Et se faire une fleur. Gentillesse bien ordonnée. S'inviter devant le placard du chocolat. L'ouvrir, le fermer. L'ouvrir encore une fois.  Le manger. Voyage en côte d'or. Rêve d'Afrique. A cours de cash. Passer au LCL.

Hésiter à publier un billet aussi décousu, sans âme,  sans ourlet, sans bulles.

Un billet de sans.

S'en foutre. Accepter de ne pas être riche.


Par Bérangère - Publié dans : Portraits
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Mardi 10 novembre 2009


Rennes. Galeries Lafayette. Rayon Femme
Le pantalon que j'ai essayé est trop long
Gwenaëlle, vendeuse, petite, avenante
n'a de cesse de remettre une mèche rebelle derrière l'oreille
Elle se met à genoux pour épingler le bas du pantalon
Elle replace la mèche et pose le doigt
sur la commissure de ses lèvres
Mine interrogative

" L"ourlet, on fait le même comme à l'identique ? "

Mes yeux s'écarquillent
Même comme et identique
s'entrechoquent dans mon cerveau

" C'est un Jean donc on fait l'ourlet
avec une piqûre apparente
pas un ourlet surfilé ? "

Pourquoi est-il si difficile de dire les choses simplement
Pourquoi avoir recours à des formules tarabiscottées ?


Il ne s'agissait que de couture
Alors pensez
quand il faut parler
d'Amour...



 







Par Bérangère - Publié dans : Ici et maintenant
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Jeudi 5 novembre 2009

Suis éreintée, émiettée, explosée aux quatre coins de Benodet,

Façon galette de Pont-Aven. A Mort  Bihan.

Trop de fruits de mer. Homard m'a tuée. Les zenfants aussi !

Dans la maison aux hortensias. Pas de réseau. Pas de radio. Pas de télé

Des B.D. Des vélos. Des cabanes

Une table et des raquettes

PING.... PONG... PING.... PONG... PING.... PONG

" Mannman, on sennuie, on na rien nafaire "

" Manman..Manman, Thomas y membête ! "

Pour être une bonne mère, il faut être structurée, organisée, disponible

J'ai la structure d'un loukoum de contrefaçon

Vu de dehors, je fais solide et carrée

Vu dedans c'est le boxon

Qui n'a de beau que son

Brises et bises dans une boîte. Crânienne. Crâneuse

J'ai l'organisation d'une armée en déroute

Pour la promenade

J'oublie  toujours un truc  

Le goûter

Le K Way

La gourde...

Je suis aussi disponible que sourde

Sans appel

"Manman...manaman, mais tu mécoutes ? "

Ben non, j'écoute pas. Plus

Passer dix jours avec un moulin à paroles

ça rend sourd

Pourquoi ne suis-je pas parfaite ?

J'ai une excuse

Je viens du pays du charbon

De la houille

Suis donc une mère

D'houille

Et c'est terril...ble !



En vrac quelques clicés, très clichés


D'une semaine bretonne





                                    Le pignon de la maison aux hortensias





                                      L'entrée de la maison aux hortensias






 
                                         Les bottes de ce lieu





                                          Une belle mer d'houille  

                                       Gwin Zegal. Port de Plouha








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Mardi 27 octobre 2009
Je vous écris du Mac Do de Paimpol. C'est super. Free wi-fi. Wi. Wi

J'ai collé les enfants devant un Big Mac. OHHH pour une fois !

je sirote un Coke en pianotant sur mon keyboard.

Trop de la balle. Trop de les bulles.

Les cirés jaunes nous servent bien. Pour la pluie. Et. Et. Pour se retrouver dans la brume.

Les champignons sont aux petits oignons. Y'en a plein dans le champ du vieux Bréhec.

Les galettes sont complètes. Et une JOF une ! Jambon Oeuf Fromage.

Ma copine est là. From Paris. En vacances elle aussi !

J'ai taillé les rosiers, grillé des châtaignes.

Demain,  un tour au Vieux Chaudron. Une Brocante sur la route de Lanvollon.

"Le Prince des marées" de Pat Conroy m'accompagne. Un roman génial. Issime.

Alors le soir dans mon lit, cap vers la Caroline et Savannah.

Ben voilà, c'est tout. Oui je crois. 

Friday. I be back home.

Et je retrouve mon homme. Yes.

Pas le temps de passer chez vous.

Ou alors deuxième tournée de Sunday.

Ah les sundaes de Mac do !


KENAVO









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Vendredi 23 octobre 2009

Depuis le matin du tsunami, je n'ai plus peur de mourir. Ce n'est qu'un passage. Obligé. La mort habite toutes nos journées. Inéluctable. Vivante. L'accepter c'est avancer. Grandir. Intégrer cette dimension c'est vivre le présent au plus juste. Vieillir angoisse plus. La maladie, la dépendance. Dégénérescence. Absence.  Dans mon entourage, certaines personnes vieillissent bien. De petites douleurs mais toujours le goût du bonheur. L'allant. L'en vie. Les projets.

Demain, je serai vieille. Demain, je porterai une petite laine supplémentaire et mes cheveux seront blancs. Tout blancs comme la neige sur le perron de la maison. Quelle maison ? La mienne où celle que je partagerai avec d'autres ? Demain, je feuilletterai mes photos en essuyant une larme. Depuis la fenêtre je guetterai l'arrivée des enfants. Je porterai des "501" délavés, je me cacherai dans les toilettes pour fumer un tarpé. Je  me bidonnerai en écoutant le recueil des chroniques de Guillon. Je relirai Tournier et Proust sur un e-book.

Demain, je me souviendrai du jour où PP m'a embrassé. Pour la toute première fois. Il sera là. Nous partirons encore. Nos destinations seront les mêmes. Terres d'aventure. La vie nous semblera plus douce. Moins speedée. Il me pincera encore les fesses. Un peu moins ferme. Le geste. La fesse aussi. Nous écouterons Supertramp et Linton Kwesi Jonhson en comptant nos gouttes pour le cholestérol. On aura un peu de  tension et des attentions. L'un pour l'autre. L'un dans l'autre. Peut-être. On sera  vieux pas naufragés. On se  racontera la chance. La vie. La liesse. Avec un peu de chance !

Par Bérangère - Publié dans : Portraits
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