L'avantage de partir avec une copine c'est de passer des vacances de filles. C'est à dire, traîner trois heures à la
piscine, s'organiser une après-midi shopping sans traîner un boulet, bavasser deux heures à la table du petit déjeuner en sirotant un thé, sauter l'heure du déjeuner pour le soir
se ruer sur le poulet Tandori. Mais les vacances sans garçon, homme, compagnon, mari, c'est courir le risque de partir en promenade et de se perdre. Car si une femme seule n'a
aucun sens de l'orientation, deux femmes, c'est deux fois pire !
Je propose à Annie de rejoindre Fort Aguada, depuis Candolim, une grosse heure de marche en longeant la mer. Il est sept heures, la plage est encore déserte, le soleil timide, seuls
quelques promeneurs ou yogis solitaires. Nous devisons sur la beauté du site, le bonheur de marcher pieds nus. Puis de fil en aiguille, on enchaîne. On discute, on argumente, on abonde, on
renchérit et..et on oublie l'heure et le lieu. Je regarde l'heure, Neuf heures trente, je regarde la plage. "Merde, où on est ?", "Ben, on doit pas être loin ?", "Ouais mais où ?"
Les plages de Goa se déroulent en un long ruban de sable doré coincé entre la mer d'Adaman et la plage plantée de paillotes. Toutes identiques ou presque.
Nous tombons d'accord sur le fait que nous avons dépassé Candolim. La seule chose dont je suis certaine c'est que nous avons débouché sur la plage au niveau de la paillote "Sunset quelque
chose" Le soileil commence à taper et si marcher le long de l'eau est très agréable, fouler le sable fin et fuyant est é-pui-sant. On repère un couple, à juger par la couleur de leur
bronzage, ils connaissent les lieux. "Excuse us but we got lost !", " How can you get lost on a beach ?" et le type de s'esclaffer. Genre y'a que deux gonzesses pour se perdre sur une
plage. Margaret, sa femme est beaucoup plus compréhensive et serviable. On oublie qu'on est perdu et on commence à taper la discute avec ce couple de British, délicieusement sympathique.
Dix heures trente, on a le ventre vide, nous avions prévu de prendre le breakfast après la promenade. Là on met le Turbo et le GPS. Quand on a faim, on trouve toujours son chemin. De fait, on
finit par trouver le "Sunset Sunside" et à deux cents mètres notre hôtel. Sauf que le petit-déjeuner est terminé. Mais c'était sans compter sur Annie la fourmi qui avait pris les petits gâteaux
Air France du plateau repas. Avec un grand sourire, on réussit à se faire servir deux grands cafés, dégustés au bord de la piscine à l'ombre des palmiers et autres bougainvilliers. Et là on
rit mais on rit jusqu'à midi l'heure de sauter sur le scooter pour aller au Flea Market d'Anjuna...
Next stop !

Vous en pensez quoi ?